Après ses journées de mobilisation, la confédération des buralistes lance une pétition nationale autour d'un message simple visant à alerter sur les conséquences néfastes de l’augmentation régulière des prix du tabac.

Dans de nombreuses communes, les quartiers et les villages, le buraliste fait partie du quotidien.
On y vient acheter son journal, retirer un colis, effectuer certaines démarches, jouer, acheter des produits de vapotage ou de consommation courante… et bien sûr, pour ceux qui fument, acheter du tabac.
Mais le buraliste, c’est aussi souvent un visage que l’on connaît, un lieu où l’on échange quelques mots, où l’on croise ses voisins et où l’on entretient un lien social.
Avec plus de 22 000 établissements répartis partout en France, les buralistes constituent l’un des derniers réseaux de commerces de proximité dans de nombreux territoires. Pourtant, ce réseau est aujourd’hui fragilisé. En vingt ans, plus de 8 000 débits de tabac ont définitivement fermé.
Cette pétition ne vise pas à défendre uniquement une profession.
Elle vise à défendre un modèle de proximité dont nous sommes tous bénéficiaires.
Lorsque le dernier commerce d’un village disparaît, ce sont des services en moins, des déplacements supplémentaires et un lieu de vie qui s’éteint.
Lorsque les commerces légaux sont fragilisés, les consommateurs peuvent aussi être davantage exposés au développement de circuits parallèles et de trafics qui échappent à tout contrôle.
La hausse continue de la fiscalité sur le tabac poursuit un objectif de santé publique : réduire la consommation.
Mais cette politique doit aussi prendre en compte ses conséquences.
Lorsque les prix augmentent fortement, une partie des consommateurs se tourne vers des produits achetés sur des marchés parallèles : ventes à la sauvette, réseaux clandestins, achats sur internet ou trafics organisés.
Ce phénomène fragilise les commerces légaux, prive l'État de recettes fiscales et contribue au développement de réseaux criminels.
Nous pensons qu'il est possible de lutter contre le tabagisme tout en luttant efficacement contre le marché parallèle.
L'objectif n'est donc pas de renoncer à la prévention ou à la santé publique. Il est de demander une politique plus équilibrée, qui protège à la fois les consommateurs, les territoires et le commerce légal.
À travers cette pétition, il est demandé aux pouvoirs publics :
Que vous soyez client régulier ou occasionnel d'un buraliste, habitant d'une commune rurale, d'un quartier ou d'une petite ville, vous êtes concerné.
Car derrière la fermeture d'un buraliste, il peut y avoir un commerce de moins, un service de moins, un lieu de rencontre en moins.
Signer cette pétition, c'est demander que les décisions publiques prennent en compte l'ensemble de ces conséquences.
Pour préserver nos commerces de proximité. Pour lutter plus efficacement contre les trafics. Pour maintenir des services et du lien social dans nos territoires.
Parce que préserver nos buralistes, c'est aussi préserver les commerces, les services et les liens qui font vivre nos territoires.
Je signe la pétition : Sauvons nos buralistes, préservons nos territoires.